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  • Le juge fédéral Mark Pittman a rejeté le 17 septembre la demande d'urgence déposée par OpenAI, qui réclamait l'accès aux termes de l'accord confidentiel ayant conduit X Corp et SpaceXAI, les sociétés d'Elon Musk, à retirer leur plainte antitrust contre Apple. Après examen privé du document, le juge a estimé que son contenu n'était pas pertinent pour la suite du procès, qui vise désormais uniquement OpenAI.

    Ce développement est distinct du procès pour vol de secrets industriels opposant Apple à OpenAI, dont nous avions parlé ici (S1E3) : il s'agit ici d'un tout autre contentieux, la plainte antitrust portée par les sociétés de Musk contre Apple et OpenAI autour de l'intégration de ChatGPT à Siri.

    Selon 9to5Mac, le juge Pittman avait ordonné le 16 septembre à Musk de produire l'accord pour un examen à huis clos, avant de conclure qu'il ne contenait aucune information pertinente pour les questions à trancher lors du jugement sommaire ou du procès. AppleInsider, qui a couvert la même décision de façon indépendante, cite la formule du juge : les tribunaux « hésitent à contraindre la production d'accords transactionnels confidentiels conclus entre les parties », une politique fédérale destinée à ne pas décourager ce type de règlement à l'amiable.

    Le procès d'origine, déposé en août 2025, accusait Apple et OpenAI d'une entente anticoncurrentielle ayant fait de ChatGPT l'assistant exclusif de l'iPhone au détriment de Grok.

    X Corp et SpaceXAI avaient annoncé le 14 septembre le retrait de leur plainte contre Apple seule, ce qui avait conduit le juge, le 16 septembre, à exiger la production de l'accord pour vérifier qu'aucun arrangement inavoué n'expliquait ce retrait sélectif. OpenAI, désormais seule partie encore poursuivie, prépare une demande de jugement sommaire, pour laquelle un délai supplémentaire lui a été accordé.

    Un juge qui accepte de regarder sous le capot avant de refuser d'en dire plus, c'est la martingale habituelle des règlements à l'amiable — mais cela laisse justement filer, une fois de plus, la question que tout le monde se pose sans réponse publique : qu'a bien pu offrir Apple à Musk pour sortir si vite de ce procès ?

  • Ce vendredi 18 septembre marque le jour de sortie officiel pour les appareils annoncés lors de la conférence hardware d’Apple de la semaine dernière, à l’exception de l’iPhone Duo, pour lequel il faudra être un peu plus patient, avec l’ouverture des précommandes le 16 octobre avant sa disponibilité le 23 octobre.

    Les Apple Watch Series 12 et Apple Watch Ultra 4 sont désormais disponibles sur Amazon, où elles n’avaient cette année pas été proposées en précommande, contrairement aux autres références listées ici. Elles inaugurent notamment un suivi cardiaque beaucoup plus précis, avec une mesure de la fréquence cardiaque toutes les 5 secondes.

    Les AirPods 5 y sont également disponibles, avec une réduction active du bruit désormais de série et la traduction en direct.

    Enfin, les iPhone 18 Pro et iPhone 18 Pro Max y sont eux aussi disponibles dès aujourd’hui. Au delà des nouveautés photo largement mises en avant par Apple, les premiers tests soulignent surtout la forte hausse de l’autonomie et les progrès impressionnants en performances et en gestion thermique.

    Amazon propose par ailleurs actuellement 17% de réduction sur la plupart des coques officielles Apple destinées aux nouveaux iPhone. C’est par exemple le cas de la coque en Tissage Technique avec MagSafe pour iPhone 18 Pro, proposée à 59 € au lieu de 69 €.

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  • Le Mac mini de 2005 valait 699 € en pouvoir d'achat d'aujourd'hui. Vingt et un ans plus tard, il en coûte 1 049 € — et il grimpe jusqu'à 7 609 €, l'écart de gamme le plus large de toute la série.

    Hier, l'iMac montrait une gamme à qui Apple avait retiré ses étages. Le Mac mini fait l'inverse, et il est le seul du catalogue dans ce cas : c'est son socle qui est monté.

    Janvier 2005. Apple présente le Mac mini comme « le Mac le plus abordable jamais conçu », à 499 €, soit 699 € d'aujourd'hui. Vingt ans plus tard, le M4 se lançait encore à ce tarif. Puis, en 2026, trois marches en moins de quatre mois : le 256 Go disparaît du catalogue le 1er mai, revient fin juin 250 € plus cher — même puce, même mémoire, même stockage —, puis le M6 arrive en précommande fin août. Résultat, 1 049 €. Cinquante pour cent de plus qu'à son lancement, en euros constants.

    En juin, Tim Cook n'a pas cherché à l'habiller : les hausses sont « inévitables », la situation « intenable », les fabricants de mémoire répercutant les leurs. Une pénurie que nourrit la demande des centres de données d'IA. L'explication tient. Elle n'explique pas tout.

    Car sur le M6 d'entrée de gamme, le bridage n'est pas que tarifaire. Comme nous le relevions fin août, la configuration à 16 Go a une mémoire plus lente que les versions 24 et 32 Go : 153 Go/s contre 170. La fiche technique l'indique, mais la vitrine préfère afficher « jusqu'à 170 Go/s ». Rien de caché, donc. Juste mesquin. La configuration d'entrée n'est pas seulement la moins fournie : elle est aussi la plus lente de ses sœurs.

    Et le plafond, lui, suit le mouvement inverse du socle : poussé au maximum, le même boîtier atteint 7 609 €. Sept fois plus — l'écart le plus large rencontré depuis le début de cette série.

    En août, on se demandait s'il ne serait pas temps qu'Apple conçoive enfin un vrai Mac d'entrée de gamme, à puce A-series, plutôt que de continuer à tailler dans le M-series. La réponse existait déjà : c'est le MacBook Neo, sorti en mars à 699 € — 799 € depuis juin, lui aussi. Mais elle n'est venue que sur le portable. Sur le bureau, la porte d'entrée historique du Mac est partie dans l'autre sens.

    Demain, le « Mac des pros ». Un boîtier qui, lui, n'a jamais prétendu être abordable.

  • L'iMac de 1998 valait 2 402 € en pouvoir d'achat d'aujourd'hui, contre 1 799 € pour le modèle actuel. Et poussé à fond, il plafonne à 3 623 € — la fourchette la plus serrée de tout le catalogue Apple.

    Hier, le MacBook Pro confirmait le procédé maison : un plancher qui baisse, un plafond qui s'envole. L'iMac, lui, échappe à la règle — mais pas comme on l'imagine.

    Le 6 mai 1998, Steve Jobs présentait l'iMac G3 Bondi Blue à 9 999 francs, soit 2 402 € d'aujourd'hui. L'iMac M4, hausse de juin comprise, s'affiche à 1 799 €. Un quart de moins en vingt-huit ans : rien que de très habituel.

    Ce que l'iMac a de particulier, c'est son passé : seul produit de cette série de billets à avoir connu l'Apple d'avant, celle que Jobs a trouvée au bord de la faillite et que ce modèle a aidé à sauver. Du Bondi Blue à aujourd'hui, il n'a gardé que le nom.

    Le plafond, en revanche, ne suit pas le même mouvement. Toutes options cochées — dix cœurs, 24 Go, 2 To, verre nano-texturé —, l'iMac atteint 3 623 €. Deux fois le prix d'entrée, pas plus, là où le MacBook Pro d'hier grimpait de un à cinq.

    L'explication tient en deux dates. Mars 2021 : Apple retire l'iMac Pro, sorti en 2017 pour combler l'attente d'un vrai Mac Pro alors en chantier. Douze mois plus tard, elle retire le 27 pouces, le jour même où elle présente le Mac Studio et son Studio Display. Avant : deux tailles, deux gammes, 21,5 ou 27 pouces, iMac ou iMac Pro. Aujourd'hui : un format, une machine.

    L'iMac n'a donc pas échappé à la stratification du catalogue — il l'a subie à l'envers, deux barreaux retirés en douze mois.

    Et si vous êtes équipé en tout-en-un, il ne vous reste qu'un seul chemin : racheter deux boîtiers, un Mac mini ou un Mac Studio d'un côté, un écran de l'autre — et les deux yeux pour pleurer.

    Recycler l'écran de l'ancien iMac ? Impossible depuis 2014 : Apple a supprimé le mode d'affichage cible avec le premier Retina 5K, faute de bande passante. Un iMac ne sait plus faire qu'une chose : être un iMac. Apple l'a confirmé en 2023 : pas d'iMac 27 pouces à puce Apple au programme.

    Dernière ironie : l'iMac n'atteint même plus son propre plafond. L'option 32 Go affiche « actuellement indisponible » — pénurie de RAM oblige.

    Demain, le Mac mini. Et là encore, vous savez déjà que l'histoire sera douloureuse.

    Apple, la poule aux œufs dort : pas d'easter egg aujourd'hui.

  • Hier, on se demandait si la fuite à double sens du MacBook Air — un plancher qui cède, un plafond qui s'envole — était une singularité ou un procédé maison. Avec le Pro, la réponse est nette : procédé maison.

    Le 10 janvier 2006, Apple lançait le tout premier MacBook Pro, un 15 pouces, à 2 149 €, soit 2 964 € d'aujourd'hui. Vingt ans plus tard, le MacBook Pro 14 pouces démarre à 2 199 € : un quart moins cher — exactement le mouvement de l'Air.

    Sauf que sur le Pro, le plancher a cessé de descendre. Le 25 juin, Apple a relevé le tarif de 300 € sur une machine déjà en vente, à configuration rigoureusement identique — pas un nouveau modèle, pas une puce inédite, juste 300 € de plus sur le 14 pouces d'entrée de gamme, un matin de juin. Ça ne vous rappelle rien ? C'est exactement ce qu'Apple a refait à l'iPhone le 9 septembre — sauf que le Mac, lui, avait essuyé les plâtres deux mois et demi plus tôt.

    Et le plafond ? Il ne grimpe plus en ajoutant un barreau au-dessus, mais en gonflant le prix des options. Le 25 juin, les modèles de base n'ont pris que 13 à 15 % ; le supplément pour passer à 64 ou 128 Go de mémoire vive, lui, a doublé purement et simplement.

    La preuve, en deux relevés sur le configurateur français. Sur un 16 pouces M5 Max facturé 5 099 € en configuration de départ, passer de 2 à 8 To de stockage coûte 3 300 €. Passer de 36 à 128 Go de mémoire en réclame 2 800 €, à deux euros près deux MacBook Air complets (GPU à 40 cœurs imposé au passage).

    Résultat, le MacBook Pro 16 pouces en configuration maximale — M5 Max, 128 Go, 8 To, écran nano-texturé — s'affiche 11 364 €, presque quatre fois le prix d'entrée de 2006.

    Au passage, le MacBook Pro vient de basculer dans les cinq chiffres : vingt ans pour ajouter une colonne à l'étiquette. Et pour ce prix-là, plutôt qu'un seul portable, vous pourriez repartir avec quatorze MacBook Neo — il vous resterait même 178 € pour les housses.

    Sur l'Air, Apple construisait par le haut. Sur le Pro, elle étire l'échelle par le milieu — et le premier barreau, lui, a commencé à remonter. Demain, l'iMac : la seule tentative d'étage qu'Apple y ait ajoutée n'a pas tenu quatre ans. On verra si l'échec a valeur de protection.

    PS : bravo à chianti's yogurt pour l'easter egg d'hier. Un nouvel easter egg dans ce billet — le premier qui le repère et le poste dans les commentaires... vous connaissez la suite.

  • Le 15 janvier 2008, Steve Jobs, avec le sens de la mise en scène qu'on lui connaît, sortait le premier MacBook Air d'une enveloppe, pour vanter sa finesse inédite — 0,4 cm au plus fin. Prix de lancement en France (enveloppe non comprise) : 1 699 €.

    En pouvoir d'achat d'aujourd'hui, cela représente 2 246 € — bien plus cher que le MacBook Air M5 vendu actuellement à partir de 1 399 €, avec une configuration de base enfin décente (16 Go de mémoire, 512 Go de stockage — un stockage resté bloqué à 256 Go du M1 au M4, cinq années durant). Il aura fallu attendre le M5 pour qu'Apple daigne doubler ce chiffre.

    Ce même montant, converti dans le catalogue d'aujourd'hui, achète bien plus qu'un ticket d'entrée : 2 279 € pour un 13 pouces en 16 Go/2 To, 2 249 € pour un 15 pouces en 24 Go/1 To. Une démocratisation, en quelque sorte. Le progrès a du bon.

    Et l'Air n'est même plus la porte d'entrée du Mac portable. Cette place revient au MacBook Neo, lancé en mars 2026 et affiché aujourd'hui à 799 €. Un vrai Mac sous macOS, certes, mais animé par l'A18 Pro — le processeur de l'iPhone, pas une puce Apple Silicon maison. Pour descendre aussi bas, il a fallu qu'Apple aille chercher le cœur d'un téléphone.

    Apple serait-elle devenue philanthrope ? Évidemment pas. Pendant que ce plancher continue de baisser, le sommet de la même gamme Air, lui, tout comme pour l'iPhone, continue de s'envoler. Très haut. Suffisamment haut pour ne plus voir le plancher.

    Apple ose décliner l'Air en version « himalaya » — puce M5 à GPU 10 cœurs, mémoire 32 Go, SSD 4 To, écran 15,3 pouces — des options obligeant à changer de puce, au profit d'un GPU à 10 cœurs, puisque le M5 d'entrée se contente de 8 cœurs. Poussé à sa configuration maximale, ce MacBook Air atteint aujourd'hui 4 119 €.

    Sur l'Air, le socle descend — un peu grâce à une base enfin décente, beaucoup grâce au Neo — pendant que le plafond, lui, peut exploser si tel est votre bon plaisir. Deux Mac, un seul nom.

    Cette fuite à double sens (stratégie « Boucles d'or ») — un plancher qui cède, un plafond qui s'envole — se retrouve-t-elle ailleurs chez Apple ? Rendez-vous demain avec le MacBook Pro, premier suspect sur la liste.

    PS : un easter egg s'est glissé dans ce billet — le premier qui le repère et le poste dans les commentaires gagne toute mon estime.

  • Apple a mis en ligne le 14 septembre iOS 27, iPadOS 27, watchOS 27, tvOS 27 et macOS 27 « Golden Gate » en version publique définitive, déployés simultanément sur l'ensemble de ses plateformes avec Siri AI, une version profondément retravaillée de l'assistant vocal, en vedette. Mais en France comme dans le reste de l'Union européenne, l'iPhone et l'iPad n'y ont pas droit : Apple invoque un désaccord persistant avec la Commission européenne sur le Digital Markets Act (DMA), sans calendrier de résolution.

    Selon MacRumors, iOS 27 est déployé sur les mêmes iPhone qu'iOS 26 (iPhone 11 et modèles ultérieurs). Les nouveautés incluent Siri AI (conversation contextuelle, connaissance élargie, conscience de l'écran), de nouveaux outils Apple Intelligence pour Photos, Safari, Image Playground et le calendrier, ainsi qu'un contrôle parental renforcé. iPadOS 27, watchOS 27 et tvOS 27, sortis le même jour selon 9to5Mac, partagent l'essentiel de ces avancées avec leurs propres nouveautés ; sur Mac, macOS 27 Golden Gate loge Siri AI dans une application dédiée appuyée notamment sur des modèles Gemini de Google.

    Ce déploiement s'arrête toutefois aux portes de l'iPhone et de l'iPad français : selon MacRumors, les régulateurs européens exigeraient qu'un système d'IA embarqué dispose d'un accès quasi illimité aux données personnelles et agisse de façon autonome, une exigence jugée par Apple incompatible avec son mécanisme intermédiaire proposé, le « Trusted System Agent ». Craig Federighi : « Nous sommes profondément déçus que nos utilisateurs de l'UE n'auront pas Siri AI sur iPhone ou iPad », Apple n'ayant « actuellement aucun calendrier » pour l'UE. Le blocage épargne macOS et watchOS, non désignés services essentiels par la Commission ; Daring Fireball (John Gruber) y voit un ton inhabituellement direct d'Apple envers Bruxelles.

    Cependant, pour les plus « bidouilleurs » d'entre nous, des contournements possibles voient déjà le jour — nous y reviendrons dans un article séparé.

  • [MàJ] Comme on pouvait s'y attendre, l'iPhone 17 a vu sont prix aligné avec les augmentations d'Apple chez les revendeurs dont Amazon. Cependant, il semblerait que l'iPhone Air ait encore un petit sursis en étant, au moment où ces lignes sont écrites, toujours proposé à 969 € (contre 1329 € chez Apple).

    Dans la foulée de la présentation de ses nouveaux iPhone, Apple a remanié son catalogue. En l’absence de nouvel iPhone 18 classique et d’iPhone Air 2 cette année, les iPhone 17 et iPhone Air restent donc au catalogue aux côtés de l’iPhone 17e. Mais avec une mauvaise surprise : Apple en profite pour augmenter franchement leurs tarifs.

    La gamme iPhone était jusqu’à présent la seule à avoir été épargnée par les augmentations de prix qui ont touché une bonne partie du catalogue Apple. Ce n’est désormais plus le cas.

    C’est particulièrement notable pour l’iPhone 17. Jusqu’ici proposé à partir de 969 € avec 256 Go de stockage, il passe désormais à 1119 €. Au-delà de l’augmentation, Apple fait ainsi franchir à son iPhone standard la barre symbolique des 1000 €.

    L’iPhone 17e passe de 719 € à 869 € et l’iPhone Air voit quant à lui son tarif progresser, de 1229 € à 1329 €.

    Au moment où j'écris ces lignes, la situation est bien différente chez Amazon. L’iPhone 17 256 Go y est toujours proposé à 969 €, tandis que l’iPhone Air 256 Go est actuellement même affiché à 949 € ! L’iPhone 17e semble en revanche avoir disparu des stocks.

    Si vous comptiez acheter un iPhone 17 ou un iPhone Air, mieux vaut donc ne pas trop attendre. Les anciens tarifs sont toujours affichés sur la boutique officielle Apple sur Amazon, mais il semble difficile d’imaginer que cette situation puisse perdurer. Ce n’est probablement plus qu’une question de jours, voire d’heures, avant que la nouvelle grille tarifaire ne s’y répercute.

    Je vous conseille donc de ne pas attendre si vous aviez prévu de passer commande (et vous nous soutiendriez au passage).


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  • En 2007, l'iPhone se vend comme des petits pains : plus de 6 millions d'exemplaires dans le monde en un an, dont 150 000 en France via Orange, à 749 €. Un vrai carton. Pourquoi Apple aurait-elle touché à la recette ? Elle n'a rien changé. Elle a juste ajouté un barreau à l'échelle. Au-dessus. Puis un autre, encore un autre...

    Le modèle standard, lui, a fait mine de quasiment ne pas bouger pendant près de vingt ans, comme on l'a vu hier. 969 € avant, 1 119 € depuis mercredi, soit seulement +10 % étalés sur presque 20 ans comparé au prix de 2007 ramené à 1 018 € à taux constants. Le vrai tour de passe-passe se joue ailleurs.

    En 2007, il n'existait qu'un seul iPhone. Aucun choix possible. Aujourd'hui, le catalogue démarre à 869 € (le 17e, celui qu'on n'ose pas appeler « l'iPhone du pauvre ») et grimpe jusqu'à 2 339 € pour le Duo. 1 470 € séparent aujourd'hui le premier prix du dernier — un luxe que 2007 n'offrait même pas. Et pour ceux que 2 339 € ne suffiraient pas à ruiner, le modèle 2 To, à 3 839 €, vous donnera cet effet « kiss cool ».

    Le génie du procédé : Apple n'a jamais vraiment augmenté le prix de l'iPhone. Elle a juste empilé des barreaux au-dessus — le Plus, le X, le Pro, le Pro Max, et maintenant le Duo. Le panier moyen grimpe tout seul, et personne n'a le sentiment qu'on lui a forcé la main.

    Cet échafaudage ne tient que parce que chaque étage trouve preneur. L'iPhone n'a jamais été un aussi gros succès qu'aujourd'hui. Nous ne sommes pas les victimes de cette gamme. Nous en sommes les complices.

    Apple n'a pas inventé un iPhone plus cher. Elle a inventé un client prêt à payer plus. Beaucoup plus.

  • Hier, on répondait non. Depuis mercredi, c'est oui.

    Le 9 septembre, en pleine keynote, Apple a augmenté le prix des iPhone déjà en vente. Pas les nouveaux : les anciens. L'iPhone 17 passe à 1 119 €, soit 150 € de plus que la veille, pour exactement le même téléphone.

    Notre étalon 2007 corrigé de l'inflation : 1 018 €. On est désormais au-dessus — une première depuis 2022, année où l'iPhone 14 l'avait déjà franchi (1 122 € constants), avant trois ans de repli.

    La cause : la mémoire. Les puces qui équipent nos téléphones sont celles que s'arrachent les centres de données pour l'IA, et les prix s'envolent. Tim Cook prévenait dès juin. Les analystes estiment que la mémoire pourrait bientôt peser près de la moitié du coût des composants d'un iPhone.

    Et on ne parle là que du modèle standard : l'iPhone Duo, le plus cher de la gamme, affiche 2 339 €. Un tarif sans équivalent en 2007, où un seul modèle existait.

    Ce qui a fait basculer la réponse, ce n'est ni un nouveau modèle ni l'inflation. C'est une ligne de tarif modifiée un mercredi matin, sur un téléphone déjà en rayon. Et Apple, qui a beaucoup appris du succès, sait probablement exactement ce qu'elle fait. La fin de ce billet en 3 volets demain.