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  • Podman Desktop est un outil gratuit et open source pour créer, déployer et gérer des conteneurs et des clusters Kubernetes. Il est disponible sur Linux, macOS et Windows, pour les architectures ARM64 et x64. 

    La version 1.29 est sortie le 30 juillet. Plusieurs fonctionnalités sont disponibles : prise en charge de Podman 6, gestion des secrets, possibilité de désactiver les mises à jour de l'application, historique de l'intégration dans les stacks. La prise en charge de Podman 6.0 est la nouveauté la plus importante. Cette v6 utilise krunkit comme CLI par défaut. On peut maintenant aligner containers.conf sur Windows et macOS avec la configuration Podman Machine. Autre nouveauté : la liste des machines est unifiée et apparaît de la même manière en affichant toutes les machines à travers tous les fournisseurs. Attention : la migration de Podman 5 vers Podman 6 nécessite un travail sur les environnements.

    Podman Desktop propose maintenant une page dédiée à la gestion des secrets.

    Note de version : https://podman-desktop.io/blog/podman-desktop-release-1.29

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  • La conférence IntelliJ IDEA 2026 se tiendra les 8 et 9 septembre. Durant 2 jours, la conférence virtuelle abordera de nombreux thèmes : 

    - Java et IA

    - Spec-Driven Development avec les agents

    - développement Yolo avec Docker

    - LangChain4j vs JetBrains Koog

    - le futur de Java Enterprise

    - sandboxing les agents avec GraalVM

    Tous les détails de l'agenda : https://lp.jetbrains.com/intellij-idea-conf-2026

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  • La fondation Eclipse et l'OWASP annoncent une collaboration pour renfocer la sécurité dans l'open source et aider à préparer la mise en oeuvre du règlement européen sur la cyberrésilience (CRA). 

    L’accord associe l’expertise de la Fondation Eclipse en matière de gouvernance open source, de collaboration avec l’industrie et de conformité réglementaire aux projets de sécurité, avec les normes, la formation et la communauté de l’OWASP, reconnus à l’échelle mondiale. Ces organisations mettront au point des ressources destinées à aider les gestionnaires de projets open source, les responsables de maintenance, les fabricants et les équipes de développement logiciel à renforcer leurs pratiques en matière de sécurité et à s’adapter à l’évolution des exigences réglementaires. 

    « L’open source constitue une infrastructure numérique essentielle, mais la responsabilité de sa sécurisation est répartie au sein d’un écosystème mondial complexe », selon Mike Milinkovich, directeur exécutif de la Fondation Eclipse. « Alors que l’IA accélère à la fois le développement de logiciels et la détection des vulnérabilités, et que les premières obligations au titre du CRA entreront en vigueur dans quelques semaines, la nécessité d’une action concrète et coordonnée devient de plus en plus urgente. En réunissant l’expertise et les communautés de la Fondation Eclipse et de l’OWASP, nous pouvons réduire la fragmentation et aider les organisations à mettre en œuvre des pratiques plus solides en matière de sécurité et de conformité réglementaire. »

    Le CRA instaure des exigences obligatoires en matière de cybersécurité pour les produits comportant des éléments numériques mis à disposition dans l’UE, y compris les produits développés à l’aide de logiciels open source ou qui en dépendent. Les obligations imposées aux fabricants en matière de signalement des vulnérabilités et des incidents entreront en vigueur le 11 septembre 2026 et obligeront les organisations à mettre en place les processus et les capacités techniques nécessaires pour identifier, gérer et signaler les problèmes graves de sécurité.

    « Les recommandations en matière de sécurité n’ont d’effet concret que si les développeurs, les responsables de maintenance et les organisations sont en mesure de les mettre en pratique », a déclaré Andrew van der Stock, directeur exécutif de la Fondation OWASP. « En collaborant avec la Fondation Eclipse, nous pouvons élargir la portée et l’impact de l’expertise de l’OWASP en matière de sécurité, tout en offrant aux communautés open source des moyens plus clairs et plus concrets de renforcer la chaîne d’approvisionnement logicielle et de se préparer au CRA. »

    La Fondation Eclipse et l’OWASP ont l’intention de collaborer dans cinq domaines principaux :

    • la préparation de l’écosystème open source au CRA
    • l’harmonisation et l’interopérabilité entre les pratiques et les cadres de sécurité
    • l’éducation et l’engagement communautaire conjoints
    • la gestion des logiciels open source et le soutien aux responsables de maintenance
    • la formation aux politiques et à la réglementation

     

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  • Dernier épisode de la saga Rust écrite par Benoît Prieur.

    Un langage jeune et exigeant pourrait rester cantonné aux laboratoires et aux passionnés. Ce n’est pas le cas de Rust, présent dans un nombre croissant de logiciels et de services d’usage courant. Ce dernier épisode fait le tour de ses principaux terrains. Le point de départ est le navigateur web. Rust est né chez Mozilla pour améliorer Firefox, et plusieurs composants de son moteur d’affichage sont aujourd’hui écrits dans ce langage. Ils participent au rendu des pages, notamment les plus complexes.

    Au niveau des systèmes d’exploitation, l’évolution est plus marquante encore. Depuis fin 2022, le noyau de Linux — la pièce centrale qui fait tourner la majorité des serveurs et des téléphones Android — accepte officiellement du code écrit en Rust. Pour un projet historiquement développé en C et longtemps prudent sur ce terrain, il s’agit d’un tournant. Microsoft a de son côté entrepris de réécrire en Rust certaines parties sensibles de Windows, dans le but d’éliminer les bugs liés à la mémoire.

    Les appareils mobiles sont également concernés. Android intègre une part croissante de composants en Rust. Google a communiqué un résultat précis : dans les portions du système réécrites de la sorte, la catégorie de bugs la plus dangereuse a fortement reculé. Une partie du code qui veille à la sécurité d’un smartphone est donc désormais écrite dans ce langage.

    L’informatique en ligne s’appuie elle aussi sur Rust. Amazon l’utilise pour la brique qui exécute une multitude de petits programmes à la demande dans ses centres de données. Discord a réécrit en Rust un service critique afin de mieux tenir la charge. Cloudflare, qui traite une part importante du trafic mondial, a fait un choix comparable pour son infrastructure. La motivation est toujours la même : la vitesse du C sans ses accidents.

    Le web visible n’est pas en reste. Grâce à la technologie WebAssembly, du code Rust peut être compilé pour s’exécuter directement dans le navigateur, à une vitesse proche du natif. Des éditeurs d’images, des jeux ou des outils de conception en ligne reposent en partie sur ce mécanisme.

    Rust s’emploie enfin dans les environnements les plus contraints : objets connectés et microcontrôleurs dotés de très peu de mémoire, où une erreur peut immobiliser un appareil difficile d’accès. Sa promesse de sécurité et de rapidité sans dispositif de nettoyage automatique y trouve une justification directe.

    De Firefox au noyau Linux, des smartphones aux centres de données et jusque dans le navigateur, un langage lancé il y a quinze ans comme le projet d’un seul ingénieur s’est installé dans plusieurs fondations du numérique actuel. Sa progression s’est faite discrètement, composant après composant.

    C’estpeut-être l’enseignement principal de cette série : l’adoption d’une technologie tient dans la durée, beaucoup moins à sa visibilité qu’à sa fiabilité.

    Pour qui souhaite aller plus loin, la documentation officielle et l’outil cargo évoqué précédemment constituent un point de départ accessible, y compris pour écrire son premier programme. Celui-ci pourrait ressembler à ceci :

    fn main() {

        for jour in 1..=3 {

            println!("jour {jour} de l'été");

        }

    }

    Trois lignes affichées, une boucle qui compte de 1 à 3 : de quoi faire ses premiers pas, avant d’explorer tout ce que cette série a esquissé.

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  • GitHub annonce les Stacked PR, une fonctionnalité attendue. Les modifications volumineuses sont découpées en PRs plus petites et plus faciles à réviser, chacune conservant le contexte global de son emplacement dans la séquence pour éviter toute évaluation isolée.

    Jusqu'à présent, les développeurs devaient quitter l’environnement GitHub pour réaliser cela. L'expérience native offre désormais une vue d'ensemble du stack dans l'interface de la PR, l'application des règles et de la CI à l'échelle de toute la séquence, ainsi que des rebasages en cascade en un clic. Les développeurs réduisent ainsi  les efforts manuels et préservent la qualité de leur  code.

    Les agents de codage IA permettent désormais d'écrire du code très rapidement. Le processus de révision est donc devenu le nouveau goulot d'étranglement. Proposer des révisions plus petites et plus faciles à comprendre est une façon supplémentaire pour GitHub d'aider les développeurs à progresser plus vite en toute confiance, directement là où ils collaborent et développent déjà. Des clients comme Whoop, Vercel, TED et JQuery constatent déjà l'impact des Stacked PRs sur leurs flux de travail, comme en témoignent leurs retours dans le changelog.

    Les équipes peuvent :

    - effectuer des changements sur x pull requests en même temps

    - maintenir la qualité des différents PR

    Il faut installer l'extension CLI : gh extension install github/gh-stack

    Annonce : https://github.blog/changelog/2026-07-30-stacked-pull-requests-are-now-in-public-preview/

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  • GitHub sort une version de Copilot CLI à un rythme soutenu. 

    La 1.0.76 est sortie le 30 juillet incluant 33 nouveautés et améliorations dont :

    - ajout activation et désactivation des contrôles pour les plugins, les agents, les serveurs LSP

    - nouvelle sidebar New Sessions pour gérer les multiples sessions

    - meilleure gestion des queues pour éditer, retirer, ordonner, répéter, etc.

    - support de grok-4.5

    - Web_fetch suit les redirections HTTP

    La 1.0.77 est sortie le 31 juillet. Cette version est mineure avec 5 nouveautés et améliorations dont :

    - option force login mode avec --web-flow ou --device-code durant le login

    - CTRL+G : ouvre l'éditeur pour éditer une tâche ask_user sans fermer le prompt

    Note : https://github.com/github/copilot-cli/releases/tag/v1.0.77

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  • be quiet présente son nouveau système de refroidissement liquide tout-en-un : Light Loop IO LCD. Il délivre des capacités de refroidissement élevées et un fonctionnement silencieux, associés à un écran IPS saisissant et à un éclairage RGB intense. Il est disponible en deux tailles de radiateur (240 mm et 360 mm) et en deux coloris (noir et blanc). Le contrôleur IO inclus permettant un contrôle logiciel, les ventilateurs Light Wings LX PWM high-speed connectés en série et les nombreuses options de personnalisation font du Light Loop IO LCD une solution de refroidissement spectaculaire et hautement performante.

    Le Light Loop IO LCD est équipé d'un bloc de refroidissement doté d'un écran IPS de 2,1 pouces, d'une résolution de 480 x 480 pixels et d'une luminosité de 500 nits, permettant d'afficher des informations système, des vidéos ou des images. Cet écran circulaire est associé à un éclairage RGB et peut être entièrement personnalisé via l'IO Center de be quiet!. Le contrôleur IO inclus transmet le signal de l'alimentation au watercooling via un seul câble. Il peut être fixé magnétiquement n'importe où dans le boîtier, tandis que les câbles de ventilateur dissimulés le long des tubes contribuent à créer un aspect épuré et à réduire l'encombrement dans le boîtier. Les tubes gainés flexibles garantissent une manipulation aisée, et un port de remplissage facile d'accès avec une bouteille de liquide de refroidissement incluse contribuent à assurer une longue durée de vie.

    Les tarifs :

    • Light Loop IO LCD 360mm White : 234,90 €
    • Light Loop IO LCD 360mm Black : 229,90 €
    • Light Loop IO LCD 240mm White : 209,90 €
    • Light Loop IO LCD 240mm Black : 204,90 €

    Disponibilité : à partir du 11 août

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  • Saga écrite par Benoît Prieur

    Série estivale en six épisodes, à raison d’une publication par semaine. Sans prérequis particulier : de quoi comprendre les principes de la programmation moderne à travers l’exemple de Rust, un langage en pleine progression.

    Certains meubles en kit sont livrés avec la clé nécessaire au montage ; d’autres supposent d’aller acheter l’outil. Les langages de programmation présentent la même différence : les uns arrivent avec un outillage fourni, les autres presque sans. Cet outillage porte un nom : la bibliothèque standard.

    De quoi s’agit-il ? En programmant, on répète sans cesse les mêmes opérations de base : ranger une liste et la trier, manipuler du texte, ouvrir un fichier et lire son contenu, exécuter plusieurs calculs en parallèle. Réécrire ces mécanismes à chaque projet n’aurait pas de sens. La bibliothèque standard rassemble ces outils prêts à l’emploi, fournis avec le langage, éprouvés par un grand nombre d’utilisateurs.

    Chez Rust, elle s’appelle std. On y trouve les listes extensibles, les tableaux associatifs qui relient une clé à une valeur — l’équivalent d’un annuaire —, les outils de manipulation du texte, l’accès aux fichiers, la gestion du temps, et davantage. Les éléments les plus courants sont mis à disposition automatiquement, sans qu’il faille les réclamer explicitement.

    Un exemple minimal l’illustre : trier une liste ne réclame aucun outil extérieur, la bibliothèque standard s’en charge.

    let mut nombres = vec![3, 1, 2];

    nombres.sort();     // méthode fournie par la bibliothèque standard

    // nombres vaut désormais [1, 2, 3]

    La méthode sort provient de std ; on l’emploie directement, sans rien installer.

    L’orientation de Rust sur ce point mérite d’être notée. Sa bibliothèque standard est volontairement solide sans être exhaustive : elle couvre les fondations, sans chercher à tout inclure. La raison est que Rust peut s’exécuter dans des environnements très contraints, comme la puce d’un objet connecté, où la moindre quantité de mémoire compte. Un socle compact était donc préférable, quitte à trouver le reste ailleurs.

    Cet « ailleurs » est considérable. Autour de la bibliothèque standard existe un dépôt public de bibliothèques supplémentaires, écrites par la communauté et partagées librement. Il se nomme crates.io — crate signifie « caisse » en anglais, chaque bibliothèque étant une caisse d’outils que l’on ajoute à son projet. Il en réunit plus de cent mille, pour tracer des graphiques, dialoguer avec une base de données, construire un site web ou piloter un appareil. Pour un besoin donné, il est fréquent que quelqu’un ait déjà publié la brique correspondante.

    Pour utiliser ce dépôt, Rust fournit un outil qui centralise l’essentiel des tâches : cargo. Une commande crée un projet, une autre télécharge les bibliothèques nécessaires et les assemble, une autre lance les tests, une autre encore produit la documentation. Là où d’autres écosystèmes imposent de combiner plusieurs outils distincts, Rust en propose un seul et cohérent, que l’on prend en main rapidement. Beaucoup de nouveaux venus le citent comme l’un des premiers points positifs de leur expérience.

    En résumé : la bibliothèque standard correspond à l’outillage fourni d’origine, de quoi couvrir les besoins de base ; crates.io est le magasin où l’on trouve tout le reste ; cargo est l’outil qui va chercher les pièces et les assemble. Cet ensemble permet à une seule personne de réaliser en quelques heures ce qui demandait beaucoup plus de temps auparavant.

    Le dernier épisode de la série s’intéressera aux usages concrets : où Rust est-il effectivement employé aujourd’hui, dans les logiciels et les appareils courants ? Rendez-vous le 4 août.

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  • Avis d'expert du Dr. Guy Waizel, Tech Evangelist chez Cato Networks

    « L'incident révélé par OpenAI et Hugging Face marque un tournant important. Beaucoup retiendront qu'un modèle d'IA a adapté sa stratégie et contourné certains mécanismes de contrôle dans le cadre d'une évaluation menée en environnement contrôlé. L'enseignement le plus important est ailleurs car le risque lié à l'IA agentique n'est plus défini uniquement par les capacités du modèle. Il est défini par l'environnement qui l'entoure c’est-à-dire les identités qu'il utilise, les identifiants auxquels il a accès, les outils qu'il peut utiliser, les objectifs qui lui sont assignés et les relations de confiance auxquelles il peut accéder.

    Cet incident fait écho aux récentes recherches menées par Cato dans un laboratoire d'entreprise contrôlé, où nous avons démontré comment un modèle d'IA de pointe pouvait être exploité grâce à une orchestration d'agents, des outils compatibles MCP, un contexte opérationnel et des instructions structurées. À partir d'une seule instruction de haut niveau, l'agent a exécuté une chaîne d'attaque complète, comprenant la reconnaissance, l'exploitation d'un point d'accès initial, la découverte de l'environnement, l'élévation de privilèges, les déplacements latéraux et des activités liées à l'exfiltration de données. Dans le scénario concluant le plus rapide, il a obtenu les privilèges de Domain Administrator en 40 minutes. Nous avons également observé un comportement adaptatif, notamment par le recours à des sondes personnalisées et à des chemins d'exécution alternatifs.

    Il ne s'agit pas d'une raison de céder à la panique, ni de considérer que les approches traditionnelles de cybersécurité sont devenues obsolètes. Au contraire, l’incident rappelle pourquoi les fondamentaux restent essentiels. Une gestion rigoureuse des identités, le principe du moindre privilège, la segmentation, la détection, la réponse aux incidents, la gestion de l'exposition et la préparation aux incidents demeurent les fondements de la cybersécurité. Ce qui change, c'est la vitesse, l'autonomie et l'ampleur avec lesquelles ces contrôles peuvent désormais être mis à l'épreuve.

    En publiant les résultats de cette évaluation, OpenAI et Hugging Face envoient également un signal important. Les capacités offensives de l'IA ne relèvent plus uniquement de la recherche ; elles deviennent un enjeu opérationnel de cybersécurité qui doit être évalué, gouverné et partagé à l'échelle de l'industrie. Les évaluations d'IA à haut niveau de capacité devraient de plus en plus s'apparenter à des exercices de sécurité offensive, avec un confinement strict, un contrôle des communications sortantes, des conditions d'arrêt clairement définies, une conservation des preuves et une responsabilité clairement attribuée en matière de réponse aux incidents.

    Pour les organisations, la question n'est plus simplement de savoir ce qu'un modèle d'IA est capable de faire. Elle est de savoir ce que le système d'IA est autorisé à faire. Un agent d'IA connecté aux applications métiers, aux données, aux dépôts de code, aux plateformes SaaS ou aux infrastructures ne doit plus être considéré comme un simple logiciel. Il doit être traité comme un acteur numérique privilégié. Comme tout administrateur ou compte de service à haut risque, il doit disposer de sa propre identité, d'une délégation explicite, d'un accès fondé sur le principe du moindre privilège, d'identifiants limités dans leur périmètre et leur durée de vie, d'une connectivité sortante restreinte et d'une surveillance continue afin de détecter tout comportement inattendu ou non autorisé.

    L'incident met également en évidence un défi plus large lié à la chaîne d'approvisionnement. Les agents d'IA n'évoluent pas de manière isolée. Ils interagissent avec des registres de paquets logiciels, des jeux de données, des dépôts de modèles, des API, des outils de développement et des services tiers. Dès lors qu'un agent suffisamment performant est capable de raisonner à travers ces relations de confiance pour atteindre un objectif, chacune d'elles devient une composante de la surface d'attaque de l'organisation.

    Avec la généralisation des agents d'IA, la surface d'attaque ne se limite plus au modèle. Elle englobe tout ce à quoi le modèle est autorisé à accéder. La priorité n'est donc plus simplement de sécuriser l'IA. Elle consiste à gouverner les actions de l'IA pour définir précisément ce que chaque agent est autorisé à faire, vérifier en continu son comportement et s'assurer que l'organisation est capable de le détecter et de le contenir dès l'instant où il dépasse les limites qui lui ont été fixées. »

    Nous reviendrons prochainement sur les incidents de sécurité OpenAI et Anthropic. 

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  • Node.js annonce les patchs de sécurité de juillet pour les version 26, 24, 23 et 22. 12 CVE ont été fixées. Ces failles concernent surtout HTTP/2, l'agent HTTP, SQLTagStore, le DNS ou encore le modèle de permission. Dans le même temps, le projet met à jour les dépences undici et llhttp. 

    Toutes les CVE fixées ne concernent pas l'ensemble des versions. 

    Note de version complète : https://nodejs.org/en/blog/vulnerability/july-2026-security-releases

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